Agilitation : les polissons à la recherche du point G !

Chez les polissons, on aime bien faire bouger les choses… et même notre belle langue française !!! On a donc créé l’expression « agilitateurs de marques », issue de l’alliance entre les mots agitation & agilité !!!! Mais qu’est-ce que l’agilitation ? C’est donner le 1er rôle à l’intelligence collective. Vous nous dites logiquement « mais pourquoi une histoire de point G ? » Vous le découvrirez si vous lisez l’article jusqu’à la fin !!! :p

Trêve de plaisanterie… l’intelligence collective, c’est permettre aux cerveaux humains de s’éveiller, aux individus de s’exprimer et d’innover ensemble. C’est échanger et confronter des idées. C’est trouver des solutions a des problèmes et des problèmes à des solutions. C’est finalement et surtout un moment de partage exceptionnel.

Organiser des ateliers de co-création est l’un des fondamentaux du travail en intelligence collective. C’est en se rassemblant autour d’une table et en échangeant atour d’un café que l’on découvre tout le potentiel de l’intelligence collective.

Les prérequis d’un atelier d’agilitation

L’intelligence collective est la clé pour toute entreprise ayant une problématique sur sa marque : tester un nom ou une identité de marque, formaliser la vocation et la vision de son projet de marque, analyser l’expérience faite de la marque par ses usagers… L’agilitation permet d’activer la créativité pour faire émerger des remarques et des idées jusqu’alors inexplorées ! Pour un atelier d’agilitation réussi, les polissons :

  • Recrutent les participants

La première étape passe par le recrutement. Plus ou moins difficile selon l’objectif de l’atelier, soit on s’appuie sur la communauté déjà rassemblée par le projet, soit on cherche des personnes qui ne connaissent absolument rien au projet pour anéantir toute subjectivité. Dans les deux cas, il faut trouver des personnes motivées et non intéressées. Le recrutement est la clé de voûte d’un atelier réussi. Dans certains cas, les participants sont plus faciles à trouver puisqu’il s’agit de l’équipe ou des fondateurs du projet.

  • Encouragent les affinités et stimulent les échanges

Lors de l’atelier, le but est de faire parler les participants et de créer des synergies entre eux. Toutes les personnes participent et donnent leurs avis, personne n’est jugé et tout le monde s’écoute. Il est nécessaire de mettre en confiance tous les membres du groupe pour qu’ils collaborent. Cette collaboration permet d’initier une réflexion poussée qui amène la discussion hors des sentiers battus et résulte à la création d’idées nouvelles. Il faut donc stimuler l’intelligence collective afin de révéler et de confronter les expertises, les intuitions et les appétences de chacun des membres du groupe, en rapport avec le sujet traité.

  • Favorisent la créativité

C’est en mixant collaboration et méthodes agiles que les idées « out of the box » voient le jour ! Si l’agilitation était une recette ça serait un plat sucré-salé : les polissons associent deux saveurs pour créer une nouvelle saveur qui sublimera toutes les autres !

Enfin, un atelier d’agilitation réussi c’est lorsque les participants sont heureux d’être là, et ça se voit ! Cette ambiance passe par la compréhension et surtout l’écoute de l’autre. C’est la règle de base de tout atelier d’agilitation !

Exemple d’atelier autour du naming

Prenons pour exemple un atelier d’évaluation d’un nom de marque !

Étape cruciale dans la vie d’une marque : trouver un nom ! La marque doit trouver son nom pour être identifiée, exposer une promesse, porter un message et véhiculer un certain nombre de valeurs. A travers les ateliers d’agilitation, les polissons challengent différents noms de marque afin d’aider les porteurs de projet à trouver le nom le plus adapté à la vocation, la vision et la stratégie du projet. Une sélection de plusieurs noms est alors présentée à un panel représentatif des usagers de la marque. Ces derniers vont alors déconstruire les noms de marque, appréhender les enjeux, défendre une posture, etc.

Dans un premier temps, les participants, qui ne connaissent rien au projet, doivent deviner le thème de la marque, c’est-à-dire sa raison d’être, son secteur d’activité et les services ou produits qu’elle propose. Les participants n’ont alors que trois ou quatre noms de marque pour tenter de cerner le projet. On perçoit rapidement les noms qui parlent et ceux qui ne parlent pas ! Cependant, un nom parlant n’est pas forcément celui qui sera retenu ou le plus pertinent, mais nous y reviendrons plus tard…

Lorsque les membres du groupe ont terminé les premiers échanges, il est temps de passer aux révélations ! Les participants découvrent alors le thème. A ce moment, certains noms peuvent avoir un lien direct ou indirect avec le thème, quand d’autres noms restent toujours incompris !

Les participants sont ensuite séparés en groupes. Chaque groupe défend un des noms de marque présent dans la sélection. A chaque plaidoyer de marque, les participants doivent challenger les porte-parole en leur posant des questions, en donnant des objections et en demandant des justifications précises sur les arguments présentés par le groupe qui défend son nom. Ce jeu d’attaque/défense est très enrichissant car il permet d’explorer l’étendue du territoire d’une marque et donc de dépasser le stade du simple nom pour raconter une histoire, porter des valeurs… L’appropriation et la défense d’une marque par un groupe booste la créativité des participants.

Et l’incroyable devient croyable : le nom de marque au début insignifiant aux yeux de tous peut finalement se révéler lors de la dernière phase et devenir le premier choix évident. Cet exercice montre que ce qui compte vraiment lors du choix de son nom de marque, c’est l’histoire que l’on souhaite raconter. Finalement si on regarde autour de nous : à la base Apple ça veut dire pomme et Orange c’est une couleur !!! 😉

On a donc ici un parfait exemple de ce qu’offre l’intelligence collective. Plutôt que de choisir nom de marque classique, qui parle à tout le monde d’entrée de jeu, et donc de valider un consensus général et logique, compréhensible sans réellement avoir besoin de faire un atelier, on voit émerger un nom de marque atypique. Atypique certes, mais totalement justifié et dans l’esprit du projet pour créer une marque qui se démarque et qui a le potentiel de se faire remarquer jusqu’à devenir remarquable.

L’intelligence collective permet de sortir des cases, de ne pas trouver un point C lorsque l’on part d’un point A et d’un point B mais de découvrir un point G !!! (on vous l’avait promis !)

Il existe moult formats d’ateliers pour agiliter votre marque, sur des sujets très variés… nous vous en parlerons bientôt dans une nouvelle note de polissons !

 

les-polissons.co

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